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Actualités du réseau Geda


« Le groupe, une belle aventure humaine »
FDGeda Lot-et-Garonne

« Nous vivons en groupe des choses très précieuses et avons plaisir à nous retrouver simplement ! », explique Marie-Ange Rumeau, présidente de la FDGeda du Lot-et-Garonne.

Les représentantes des groupes de développement de ce département se sont retrouvées en juin 2019 en assemblée générale. Marie-Ange Rumeau a accueilli les représentantes des 5 groupes du département par ces mots : « Il y a bientôt 40 ans, je devenais Villeréalaise. Ma belle-sœur m’a invité à participer à une assemblée générale du GVA de Villeréal. C’est ainsi que j’ai mis les pieds à l’étrier (nom de la salle de l’époque) ! A l’époque, il y avait 2 GVA : un masculin, un féminin et un message qui faisait la Une du canton : SOS, notre canton crève ! Ce même village est devenu plus beau village de France l’an dernier. Il se distingue aussi par ses marchés de producteurs de Pays, mis en place par le GVA de Villeréal depuis 19 ans. Vous aussi dans vos groupes, vous vivez de belles aventures humaines ! ».

Chaque groupe a présenté ses activités dont la plupart concernent le bien-être et le développement personnel. Le Ceta de Guyenne développe des actions et formations techniques répondants aux besoins des 70 agriculteurs adhérents. La principale action de la FDGeda, en 2019, est l’accueil des responsables de groupes de l’Ain et de Côte d’Or en septembre. Thierry Pons, délégué régional de Trame, y anime un atelier participatif permettant de mesurer le rôle des actions portées par les groupes et ce que cela apporte à chacun pour mieux vivre son métier. L’atelier abordera aussi ce qui peut contribuer à la cohésion d’un groupe et enfin de ce qui peut faciliter l’implication des jeunes dans les groupes et comment les accompagner pour assurer le renouvellement des forces vives au sein des collectifs. Toutes les participantes souhaitent réussir cette rencontre avec l’Ain et d’autres départements, et savent que c’est une occasion de « mettre le pied à l’étrier » de nouvelles personnes (hommes et femmes) pour lesquelles le collectif peut apporter des réponses à leurs situations professionnelles.

 

Des tours de plaines thématiques
CERNODO

En plus des 7 à 8 tours de plaine par groupe, cette année, trois tours de plaine spécifiques ont été organisés.

Comme chaque année, Philippe Delefosse de l’Institut Technique de la Betterave, est intervenu lors du tour de plaine « Spécial Betteraves » d’avril. Avec l’arrêt des néonicotinoïdes, la préoccupation de cette année portait sur les pucerons et le risque de jaunisse. A la demande des adhérents du CERNODO, un après-midi d’échanges et un tour de plaine sur la technique du semis direct et de l’Agriculture de Conservation ont été proposés, avec la participation de Bruno Schmitt et Sophie Wieruzeski, conseillers et animateurs du groupe Semis direct Avenir 60. Jean-Marie Noël, agriculteur adhérent du groupe Semis direct, a présenté son exploitation aux 25 agriculteurs présents et expliqué comment il en est arrivé à cette technique. Puis, les participants ont découvert, en plaine, les essais mis en place.

De plus en plus d’adhérents se lançant dans la culture de la pomme de terre, un tour de plaine spécifique à cette culture a été organisé en juin. Les participants ont bénéficié des conseils de Benoit Houillez, responsable du Service pommes de terre de la Chambre d’agriculture du Nord-Pas-de-Calais.

 

Devenir un laboratoire d’idées
GICANO

« Pour utiliser des qualificatifs à la mode, le GICANO souhaite devenir le Think Tank de l’agriculture du nord-ouest de l’Oise ! », explique Marie-Alice Frion, sa présidente.

Né il y a plus de 30 ans de la volonté des agriculteurs du Cernodo de prendre en main l’évolution de leurs exploitations à travers la maîtrise de la comptabilité et l’utilisation de l’informatique, le GICANO (Groupe D’Informatique Et De Comptabilité Agricole Du Nord-Ouest De L’Oise), « groupe historique » de l’Oise cherchait un nouvel élan. La comptabilité et l’informatique sont désormais le quotidien des exploitations et les jeunes, de plus en plus formés, n’ont plus les mêmes besoins, ni les mêmes disponibilités. Le groupe était donc en questionnement. Les responsables du groupe ont donc réfléchi à de nouvelles idées en s’appuyant sur les éléments moteurs de ses membres : innovation, compétences et convivialité. Il ressort des réflexions une volonté d’ouverture et d’élargissement à un public plus large que les adhérents actuels. « Gestion, fiscalité, numérique…, nous avons besoin de diversifier nos actions, ainsi que notre public » explique Pascal Van De Weghe, vice-président du groupe. « Le GICANO s’inscrit dans une stratégie de communication, large et variée, auprès de l’ensemble des adhérents du Cernodo, mais aussi des agriculteurs des autres petites régions et plus globalement de l’ensemble du monde agricole ». Le GICANO veut devenir un espace de réflexion, un laboratoire d’idées. « La qualité de nos réunions et formations, de par les professionnels que nous faisons intervenir, doit bénéficier au plus grand nombre », estime Marie-Alice Frion.

Des nichoirs pour les chouettes effraies
Geda du Montreuillois

24 agriculteurs des Geda du Motreuillois et du Haut-Pays ont installé des nichoirs à chouette effraie à installer sur leurs exploitations. Cette opération a débuté en 2018 dans le Cambrésis : en installant des nichoirs, des éleveurs offrent des lieux de refuge et de nidification aux chouettes. Durant l’hiver dernier, le Centre permanent d’initiatives pour l’environnement et les animateurs de Geda ont réalisé un diagnostic chez des agriculteurs intéressés par la démarche. Cette opération permet d’aider à la sauvegarde de cette espèce, quand on sait la mortalité de la chouette effraie est de 50% la première année de vie, et que 30% des adultes disparaissent chaque année. Par ailleurs, la chouette effraie est un oiseau nocturne utile pour les agriculteurs car son régime alimentaire est constitué de campagnols, de mulots et de souris. Cette action vise donc à protéger la biodiversité, mais elle participe aussi au renforcement de la lutte biologique contre les ravageurs des cultures. Enfin, en termes de communication, l’installation des nichoirs est accompagnée de l’apposition d’un panneau indiquant la participation de l’agriculteur à cette opération de sauvegarde de la chouette effraie.

 

Le marché du carbone local, une opportunité pour les agriculteurs
CRDA du bocage

Dans la Manche, le GIEE Energie, le CRDA du Bocage et la Chambre d’agriculture étudient l’opportunité d’un marché local du carbone. Le projet vise à mettre en relation les entreprises locales qui souhaitent compenser leurs émissions de carbone liées à leurs activités et les agriculteurs qui séquestrent le carbone dans les haies, les prairies naturelles, les couverts végétaux, les sols…

Un arrêté du 28 novembre 2018 permet aux agriculteurs de répondre à la demande de compensation locale, ce qui n’était pas possible auparavant. C’est une opportunité que souhaitent saisir les agriculteurs du GIEE Energie. Dans la Manche, la Communauté de Communes Ouest Centre Manche est un territoire en transition énergétique. Dans ce cadre, des agriculteurs du secteur se sont regroupés en GIEE pour mettre en place des actions en faveur de la transition énergétique : économies de GNR et d’électricité, autonomie alimentaire, échanges parcellaires, production d'énergies renouvelables et stockage de carbone. Les membres du GIEE ont fait le calcul du bilan carbone de leurs exploitations. Il s’avère positif grâce à la présence d’un kilométrage de haies important, de prairies naturelles, de couverts végétaux. Les adhérents du GIEE Energie séquestrent en moyenne 100 tonnes de carbone additionnel sur leurs exploitations. Leur idée est désormais de se mettre en relation avec les entreprises du territoire pour leur offrir un service de séquestration du carbone et être rémunérés pour cela.


Tester pour innover
Geda Sézanne Anglure – Groupe Terres de vers

Des agriculteurs du Geda ont choisi d’échanger sur leurs pratiques en agriculture de conservation. « Un des membres du groupe Aymeric Leprun témoigne en vidéo : « Pour moi, l’agro-écologie, ce sont un ensemble de pratiques et des décisions prises par l’agriculteur ou l’agricultrice qui permettent d’appuyer son système agricole sur tout ce qui biologie du sol, biodiversité et habitats naturels existants sur ces parcellaires ». Pour justifier d’interventions mécaniques ou chimiques, les agriculteurs ont mis en place des observations avec des groupes innovants, comme le Geda Sézanne Anglure et le Groupe 30000 « Terre de vers ». « Tous ces systèmes innovants de limitation de travail du sol, de mise en pratiques au sein d’un groupe permet à tout à chacun d’exposer ses initiatives, ses échecs, ses réussites, et chacun peut individuellement prendre ce qui est bon pour son système ».

Cliquez sur l'image pour découvrir la vidéo.


Mieux connaître les groupes 30000
FDGeda de l’Indre

Les groupes de développement comptent environ 450 adhérents, soit 13% des 3500 exploitations professionnelles que compte l’Indre. Lors de l’assemblée générale de la FDGeda, Thomas Cugnière, son président, a rappelé sa volonté d’avoir une représentativité de l’ensemble des groupes du département : GDA, Civam, Bio…. Il est convaincu que le groupe est primordial pour les agriculteurs et en particulier les jeunes. La Chambre d’agriculture met du temps d’animation à disposition des groupes, mais ce temps est limité et il y a toujours besoin de relais, de responsables pour mener les actions attendues par les agriculteurs des groupes. La FDGeda de l’Indre centre son action sur trois priorités :

  • la vie des groupes avec un bulletin d’information sur les actions menée dans les différents groupes et celles de la FDGEDA,
  • la présentation des groupes et des intérêts à y adhérer, auprès des Jeunes Agriculteurs avec des interventions lors des stages d’installation (stage21 heures) et au lycée agricole Naturapolis de Châteauroux,
  • la communication et la valorisation des groupes, avec chaque année un temps fort de rencontre entre groupes : l’alternance se fait entre une journée départementale des groupes et un voyage d’étude ou la participation au Festival des groupes de la FNGeda.

A noter qu’en 2018, une formation des administrateurs, de 2 jours, sur la communication positive sur le métier d’agriculteur et sur la stratégie de communication a permis aux participants de mieux maitriser cette compétence.

Le thème de l’assemblée générale 2019 était centré sur la connaissance des groupes 30000 dont le but est de mettre en place, en groupe, une démarche économe en produits phytopharmaceutiques. Un conseiller de la Chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire a témoigné de la mise en place de ce dispositif dans un groupe existant ou en créant un groupe nouveau. L’exemple du groupe d’éleveurs AutonHom’I€codurable a démontré tout ce que cette initiative peut engendrer comme dynamique de changement de pratiques et même de système sur les exploitations engagées.

A la rencontre des paysannes du Togo
CERNODO

8 agricultrices du Groupe féminin du CERNODO ont effectué un voyage solidaire au Togo début 2019. Souhaitant appuyer la création de poulaillers par des paysannes du Togo, en Afrique de l’Ouest, les agricultrices françaises avaient accueilli en novembre 2018 une productrice togolaise et un conseiller agricole. Ces premiers échanges ont abouti à l’organisation d’un voyage d’études d’une semaine dans la région de Tsévié. Le séjour a été riche d’échanges sur l’agriculture de ce pays et son organisation. Les agricultrices de l’Oise et les paysannes du Togo ont passé deux jours en binôme dans des villages où elles ont vécu des moments forts : maniement de la houe, fabrication du gari (farine de manioc) et de pâte salée de maïs, nuit dans des maisons de banco (argile)...




Actu du 4 juin 2019

Communiquer sur son métier d’éleveur
FDGeda de la Creuse

« Notre ambition est d’agir ensemble pour montrer notre métier comme nous le vivons au quotidien ». Alain Parbaile, président de la FDGeda de la Creuse, a rappelé l’ambition et la volonté partagée avec les présidents des GDA de mener une action départementale portée par la FDGeda autour de « Comment communiquer sur mon métier d’agriculteur/d’éleveur ? ». Lors de l’assemblée générale qui s’est tenue au lycée agricole d’Ahun, les présidents et représentants des GDA creusois ont donc échangé sur leurs perceptions de la communication sur le métier d’éleveur et des actions possibles pour améliorer et mieux maîtriser cette thématique. 

« Nous devons apprendre à en parler simplement avec des arguments qui touchent le grand public, faire passer des messages forts. Nous voulons communiquer sur la réalité de notre métier d’éleveur, sur nos pratiques, de façon positive dans le but de s’attirer la sympathie du grand public, des consommateurs. Il s’agit enfin de contrecarrer les attaques vécues sur l’élevage (L214, Vegans, Agribashing…) ».

Sur cette base, Elsa Ebrard et Thierry Pons, délégués régionaux de Trame, ont animé un atelier participatif pour permettre aux adhérents de réfléchir aux moyens d’actions possibles au niveau de l’exploitation, de leur GDA ou au niveau départemental avec la FDGeda. La méthode des tableaux tournants a permis à chacun de réfléchir, discuter, confronter les idées d’actions faisables à chaque niveau et leurs complémentarités. Les idées ont fusé, la « récolte » a été abondante et les discussions animées.

Pendant la partie statutaire, animée par Bruno Simon, chef de pôle de la Chambre d’agriculture, les animateurs de Trame ont réalisé une synthèse des propositions. Après restitution et validation par l’assemblée, chacun était ensuite invité à se positionner comme responsable d’une action, impliqué activement dans sa réalisation ou simple participant. L’exercice a mis en évidence des actions sans responsables, ni personnes impliquées. Selon le principe « Pas de bras, pas de chocolats !», cela questionne sur la faisabilité de ces actions. L’ensemble des propositions doit maintenant murir, être retravaillé à chaque niveau, mais un plan d’action se dégage et engage chacun.

Nul doute que les bonnes idées en graines germeront sur les exploitations, au sein des GDA creusois et au niveau départemental et que chacun peut « faire sa part » pour mieux communiquer et vivre son métier d’éleveur.

Actu du 2 mai 2019

Communiquer sur l’agriculture
Nov’Agri

Depuis deux ans, Nov’Agri, le groupe de développement du secteur de Pontivy dans le Morbihan, travaille sur la communication sur l’agriculture par les agriculteurs. Pour développer leur projet, les membres du groupe participent à différentes formations montées par leur animatrice. En 2018, les agricultrices et agriculteurs de Nov’Agri ont travaillé la prise de parole face à un public, avec une consultante en communication. Pour 2019, 8 personnes ont démarré une nouvelle formation sur la connaissance de soi avec une spécialiste de la pleine conscience appliquée à l’entreprise. L’intervenante a invité les agriculteurs à travailler sur la compassion et la bienveillance, à découvrir l’intelligence émotionnelle. Les stagiaires se sont exercés en binôme à développer des conversations basées sur l’empathie, en passant de l'écoute à la reformulation jusqu'à la recherche de solutions en commun.

Lors de l’assemblée générale du groupe, Christelle Bauché, la présidente, a expliqué : « L’association est une pépinière d’initiatives au service des agriculteurs et du territoire. En 2019, Nov’Agri poursuivra son fil rouge sur la communication pour mettre en valeur la profession auprès des habitants au travers de différentes actions comme des vidéos, des portes ouvertes à la ferme ou une exposition photo itinérante ».

Actu du 16 avril 2019

Comprendre le monde qui nous entoure
GVA de la Terre aux îles

 Le groupe du Morbihan a demandé à un psychologue de décrypter les changements actuels afin de mieux comprendre les nouvelles attentes sociétales.

Ce GVA du Pays de Lorient est un lieu d’échanges entre agricultrices et agriculteurs pour mieux vivre leur métier, le faire connaître au grand public. C’est aussi un lieu pour progresser techniquement et économiquement avec neuf groupes d’échanges et de progrès où les membres partagent leurs expériences et leurs savoir-faire.

A l’occasion de l’assemblée générale, une quarantaine d’agricultrices et d’agriculteurs adhérents ont échangé avec le psychologue Thierry Talhouët. Les agriculteurs se posent des questions sur la société qui les entoure, sur les manières de communiquer avec leurs voisins. Le psychologue leur a apporté des clés de compréhension des comportements humains. « D’une société rurale, axée sur des valeurs familiales fixes, nous rentrons aujourd’hui dans une société dite urbaine, plus individualiste, diversifiée et pressée. De plus, il est important de comprendre que tout individu a sa représentation du monde. Les représentations du monde agricole, véhiculées par les différents canaux de communication peuvent être partielles, orientées ou déformées. Ainsi, les propos tenus par certains groupes de revendications touchent les agriculteurs dans leur identité et inquiètent ».

Avec ces éléments de compréhension de la société et de ses évolutions, les agricultrices et agriculteurs du GVA de la Terre aux îles pourront réfléchir aux actions de communication à développer dans les mois futurs.

Consolider l’autonomie azotée
GDA de la Thiérache

Depuis le printemps 2017, le GDA porte un projet de GIEE sur l’autonomie azotée avec des objectifs de préservation de l’environnement importants, en particulier autour des enjeux eau et biodiversité. Dans l’ouest du département des Ardennes, le GDA (Groupe de Développement Agricole) de la Thiérache regroupe 85 exploitations, soit plus de 150 chefs d’exploitation, sur un territoire couvrant 1/6ème du département. Le GDA rassemble des polyculteurs-éleveurs principalement en élevage bovins lait et bovins allaitants. Animé en collaboration avec la Chambre d’agriculture, le GDA travaille et accompagne les agriculteurs sur des thématiques variées, tant techniques (en culture comme en élevage) que règlementaires ou économiques. Le GDA travaille au plus près les agriculteurs adhérents et répond à une demande terrain qui permet de guider au mieux les agriculteurs dans leurs métiers ainsi que de faire le pont avec la réglementation. En parallèle, des essais et des projets divers et variés voient le jour. Et parmi eux, un projet sur la réduction d’azote sur cultures.

Depuis le printemps 2017, le GDA porte un projet de GIEE (Groupement d’intérêt écologique et environnementale) sur l’autonomie azotée avec des objectifs de préservation de l’environnement importants, en particulier autour des enjeux eau et biodiversité. Avec 3 aires d’alimentation de captage dont 2 sont classées Grenelles sur son territoire, la problématique eau est en effet majeure pour le GDA, à la fois en termes d’érosion des sols, de biodiversité, et de pollutions diffuses en nitrates ou pesticides. Pour y faire face, les agriculteurs engagés dans le GIEE s’orientent vers des changements de pratiques en lien avec l’agriculture de conservation des sols par exemple. Ce système, basé sur la rotation des cultures, la couverture permanente et le travail minimal des sols, permet de limiter l’érosion, les pertes d’éléments nutritifs dans les sols et l’application d’intrants. Parallèlement à ces changements, un travail sur la préservation des haies et des bosquets, ainsi que sur le maintien de l’herbe, est engagé, toujours dans une optique globale de réduction de l’érosion des sols et les pollutions. Pour cela, un travail sur les pâtures et les rations alimentaires des animaux est en cours car de telles orientations impliquent des adaptations dans le mode de production.

En 2018, le groupe a participé à un projet MCDR (Mobilisation collective pour le développement rural) dans le cadre d’une réflexion sur la place des collectifs d’agriculteurs dans les politiques publiques agro-environnementales. Ce projet a permis de choisir le positionnement des collectifs d’agriculteurs comme acteurs et auteurs de ces politiques publiques autour d’enjeux auxquels ils sont confrontés au quotidien.

Aujourd’hui, le GDA continue de mener ses actions et, en 2019, est candidat à poursuivre l’expérimentation en inter-réseaux en participant au projet Eclat.

Actu du 2 avril 2019

Des tests au champ de désherbage mécanique
Geda du Ternois

Fin février 2019, les agriculteurs du Geda du Ternois (dans le Pas de Calais), ont organisé un tour de plaine spécial sur le désherbage mécanique. Avec leurs conseillers de la Chambre d’agriculture, les agriculteurs ont pu tester au champ deux outils (une houe rotative de 6 mètres et une herse étrille de 12 mètres) sur une parcelle de blé semée après betteraves mi-décembre, sans désherbage chimique. Découvrez en vidéo ces tests

 

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Dernière modification le 18-09-2019 par Fabienne AUDOUARD.
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