Travaux et Innovations
Contactez nous

Nous contacter

Identification
Noter cette page
Note moyenne : 0 / 5

Page notée 12 fois.

Votre note :

Actualités du réseau Geda


Actu du 13 decembre 2017

Sols cultivés en vigne en milieu méditerranéen/span>
FRGeda Provence-Alpes-Côte d’Azur

7 viticulteurs et 1 salarié de domaine viticole de l’aire de Saint-Tropez, accompagnés de la déléguée régionale Trame, ont visité l’Observatoire méditerranéen de l’environnement rural et de l’eau à Roujan (Hérault). Depuis 1992, l’Inra, le CNRS et l’Université de Montpellier effectuent des mesures et des observations, en conditions réelles, sur ce bassin versant représentatif du milieu viticole méditerranéen. Cette visite, axée sur le thème du sol cultivé en vigne, a été animée par le gestionnaire du site, Guillaume Coulouma, ingénieur d’études au Laboratoire d’étude des interactions Sol-Agrosystème-Hydrosystème (LISAH) de l’Inra. Tout au long des 4 heures passées ensemble sur le terrain, il a abordé avec les viticulteurs plusieurs thèmes tels que l’interaction des pratiques culturales (labour, enherbement, traitements phytosanitaires…) avec l’eau et le sol, la préparation des sols avant plantation, le choix des porte-greffes… et a répondu à leurs nombreuses questions, en étayant ses propos des mesures effectuées sur le site.

Cette visite, a été organisée par la FRGeda Provence-Alpes-Côte d’Azur, avec l’appui de Trame. Elle fait suite à une formation de trois jours sur le thème de l’agro-écologie en viticulture, animée par Trame début 2017, pour ce même groupe.

Stratégie et anticipation, des clefs pour être bien dans son groupe

Pendant 2 jours, 19 agricultrices et agriculteurs, 1 salarié agricole, 2 animatrices FDGeda représentants les groupes de Bourgogne-Franche-Comté ont suivi un séminaire animé par Yasmina Lemoine et Loan Jérôme de Trame.

La FRGeda Franche-Comté a relancé ce séminaire annuel d’automne à destination des membres des groupes. L’objectif est d’offrir aux responsables et futurs responsables un espace de ressourcement, d’échanges inter-groupes, d’ouverture et de réflexion pour donner du sens à leur engagement. Cette formation a permis aux participants de mieux se connaître, d’échanger sur leurs pratiques et savoir-faire, de se mettre en situation d’animation et de gestion de groupe.

Les participants ont pu échanger avec un chef d’entreprise d’un autre secteur socioprofessionnel et membre de l’Association pour le Progrès du Management ; de pratiquer le Qi Gong ; de prendre conscience de la présence à soi et aux autres comme un élément de motivation et d’engagement dans une organisation. Un collectif peut intégrer les « 3 R » dans sa manière de fonctionner pour rester dynamique :

- accepter d’être en Recherche permanente et ne pas se satisfaire du statuquo : cultiver la curiosité et l’envie d’apprendre, découvrir d’autres domaines n’yant rien à voir avec son activité,

- favoriser la Rencontre réelle et physique et pas seulement à distance : « A distance, on échange de l’information, mais on ne crée pas ».

- la recherche et la rencontre dans un groupe ont du sens s’il y a prise de Risque : qu’acceptons-nous d’expérimenter ensemble, de dépasser comme limite, d’oser ?

Passer de bons moments ensemble dans un collectif a des limites. Pour que des personnes se mettent en réseau, ils doivent éprouver un sentiment d’utilité, être reconnues au-delà d’un statut (que leurs compétences, expériences et connaissances soient prises en compte), être en interactivité (des rencontres et des échanges organisés), et enfin que les relations et transactions soient simples et rapides.

Actu du 14 novembre 2017

Symposium « La Famille agricole »
DFAM03

Après avoir travaillé sur le mal-être en agriculture, DFAM03 a lancé une réflexion sur le monde rural et ses mutations, afin d’analyser la place des femmes dans les exploitations et la famille agricole. Une centaine d’agricultrices de toute la France (de l’Allier, mais aussi de l’Ain, de Gironde, de la Sarthe, de Côte d’Or, du Pas-de-Calais ou de Seine-Maritime) a ainsi participé à un symposium qui s’inscrit dans le « Tour de France de l’Egalité » lancé par le Premier Ministre et la Secrétaire d’Etat en charge de l’Egalité entre les Femmes et les Hommes. Il ressort des débats de cette conférence que la société évolue, et que le monde agricole n’échappe pas à ces évolutions. Tous les intervenants de la journée ont souligné que « le secteur agricole a connu des transformations majeures qui ont brouillé et modifié les frontières entre la vie professionnelle sur l’exploitation agricole et la vie familiale ».  Pour Michèle Debord, présidente de DFAM03, « La famille reste une valeur refuge, mais c’est aussi une entité instable qui se compose, se décompose et se recompose. Ce symposium est le point de départ d’une large réflexion sur « la place des femmes dans les mutations de la famille agricole, au carrefour de leurs vies personnelles et professionnelles ». Une enquête en ligne est en cours sur le blog de DFAM03, vous pouvez y contribuer ».

Découvrir d’autres stratégies
Groupe Prospective laitière de Ploërmel

 Après l’Irlande, la Suisse, le Jura, le but de ce voyage d’étude dans les Hauts-de-France était d’étudier d’autres stratégies laitières : AOP Maroilles, unité collective de méthanisation, ferme des 1000 vaches… Les éleveurs morbihannais ont rencontré des agriculteurs passionnés par leur métier, en constante remise en cause et en recherche d’adaptation dans cette région au carrefour de l’Europe du Nord. Ainsi, l’élevage visité dans la banlieue résidentielle de Lille cherche à prendre en compte les demandes sociétales des citadins, en ouvrant l’exploitation pour présenter ses pratiques comme les traitements bas volume. Membres d’un Geda Lait et du réseau EuroDairy, ces exploitants y recherchent des méthodes pour renforcer la durabilité de leurs élevages, repenser l’organisation du travail avec la disparition de l’entraide ou revoir leur stratégie d’entreprise…

Le Groupe Prospective laitière de Ploërmel a prévu une journée de synthèse de toutes ces visites, afin d’en tirer des enseignements et de réfléchir à des pistes d’actions, comme l’incorporation de la pulpe surpressée (très digestible pour les bovins et est galactogène) dans la ration de leurs troupeaux.

Des éleveurs s’intéressent aux plantes riches en tanins
GIEE Herbe@venir

Les liens entre conduite des prairies, qualité des fourrages, santé des animaux amènent les éleveurs des GIEE Herbe@venir et TESTER à s’intéresser à la biodiversité floristique et aux vertus médicinales des plantes. Le GIEE Herbe@venir, dont les éleveurs sont issus de Ceta du Doubs et de GVA du Jura, s’intéresse à l’autonomie fourragère et aux méthodes de l’agriculture de conservation sur prairies. Ils souhaitent rénover leurs prairies avec le minimum d’intrants, sans travail du sol et augmenter la biodiversité.

5 agriculteurs ont donc fait le déplacement en Haute-Vienne pour rencontrer 8 agriculteurs du GIEE Mézières. Ces membres de GVA ont démarré une réflexion sur les plantes résistantes à la sécheresse en 2011-2012.  L’intervention d’un vétérinaire néo-zélandais, Trevor Cook, sur la résistance des animaux aux produits pharmaceutiques (notamment aux strongles sur les brebis) et de quelle manière les plantes à tannins pouvaient jouer un rôle dans la résistance des animaux ont éveillé la curiosité des éleveurs du Limousin. Suite à un voyage d’étude en Nouvelle-Zélande en 2014, les éleveurs ont ramené des semences de plantain sélectionné et se sont lancés dans l’expérimentation. Les membres du GIEE Mézières ont ainsi implanté du plantain, de la chicorée en pure et en mélange, sur prairies ou sous couverts de culture (maïs) depuis 2014. Les conclusions sur la lutte contre le parasitisme et la croissance des animaux sont encore à interpréter avec prudence, l’expérimentation étant récente. Mais, les éleveurs en tirent déjà des bénéfices : l’expérimentation d’une variété ou d’un mélange, d’un mode d’implantation et la mise en commun enrichissent les réflexions du groupe ; leurs connaissances et compétences se sont renforcées, par exemple sur le fonctionnement des plantes riches en tannins condensés…

De retour en Franche-Comté, les membres du GIEE Herbe@venir ont mis en place un plan d’expérimentation avec l’implantation de plantain, de chicorée et de lotier sur 2018. Et ils souhaitent communiquer dans les groupes de développement leur démarches pour inciter d’autres agriculteurs à entrer dans ces expérimentations.

Actu du 30 octobre 2017

Les magasins de producteurs en fête
Réseau des magasins de producteurs de Provence-Alpes-Côte d’Azur

10 points de vente collectifs ont invité les consommateurs à une journée festive avec des animations communes, pour découvrir les produits de terroir issus d’exploitations agricoles locales.

Les magasins ont organisé de nombreuses animations pour le plus grand plaisir des clients : dégustations de produits, mini-ferme, exposition, repas paysan, concours d’épouvantails, barbecue festif, ateliers cuisine et tombola dans chaque magasin pour remporter un panier de produits locaux et de saison. Ce premier événement régional a été une nouvelle occasion pour les agricultrices, les agriculteurs et les salariés des magasins de partager des moments privilégiés avec les consommateurs, de répondre à leurs questions, de leur faire découvrir leurs produits.

Vers une agriculture plus respectueuse
GIEE en Agriculture Ecologiquement Intensive

En 2012, les agriculteurs de 2 GVA du Perche décident de travailler sur les manières de réduire les apports d’intrants, les produits phytosanitaires et les charges de manière générale (mécanique, fuel, temps de travail…). L’objectif sous-jacent est de tendre vers une plus grande autonomie des exploitations. Ce groupe a été labellisé GIEE par la DRAAF, Direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt, en 2014.
Le GIEE en Agriculture Ecologiquement Intensive est aujourd'hui composé de 19 adhérents. Le groupe s’intéresse en particulier aux techniques d’agriculture de conservation. Le groupe cherche à associer non-labour, semis direct sous couverts végétaux et rotations comprenant des intercultures et des cultures associées pour régénérer le sol, trouver des solutions biologiques aux attaques d’adventices et recréer de la biodiversité et de la matière organique. Les membres du groupe cherchent à se réapproprier des savoirs agronomiques. Cet exercice qui nécessite d’accepter une vraie « révolution culturelle » dans les pratiques quotidiennes suscite un réel enthousiasme, un regain de créativité et de sens du métier chez les membres du GIEE.

Cette année, le groupe réalise beaucoup d’essais de semis-direct (sous couverture végétale ou non). Par exemple, des membres du groupe ont essayé d’implanter du colza associé avec de la féverole en semis direct. Un autre membre a organisé une démonstration de semoirs de semis direct le 12 octobre. 7 marques d’équipements agricoles étaient présentes : Sly, Aurensan, Weaving, GreatPlains, John Deere, Horsh et Semeato. L’objectif était de semer du blé (300 grains/m²) dans du trèfle implanté l’année dernière avec du colza. Cette manifestation a rassemblé plus de 130 personnes dans la parcelle pour comparer la meilleure implantation de graine, la meilleure ouverture et fermeture du sillon... Preuve en est que ces techniques de conservation des sols posent question à bon nombre d’agriculteurs dans l’Orne, mais aussi dans les départements voisins.

Le dynamisme de ce groupe du Perche a initié la création d’un second groupe sur cette même thématique dans l’Orne, sur le secteur d'Argentan. Ce groupe vient d’être lui aussi labellisé GIEE en 2017 et va pouvoir bénéficier de la capitalisation des travaux réalisés par le groupe du Perche.


Actu du 17 octobre 2017

Des Bretons à la rencontre des éleveurs creusois
Agir, Sem’Agri et Idea

Afin d’améliorer la conduite de leur atelier viande, un groupe de 7 éleveuses et éleveurs de vaches allaitantes d’Agir, de Sem’Agri et d’Idea, dans le Morbihan, a rencontré début septembre, des éleveurs spécialisés de Creuse. Le groupe a été accueilli à la Chambre d’agriculture, à Guéret, par Olivier Tourand, président de la FNGeda, et une technicienne d’élevage. Le contexte départemental (place de l’activité bovin viande dans la région, actions des GDA locaux, travaux du Réseau Limousin) leur a été présenté. Puis, le groupe a visité 3 systèmes d’élevages : agriculture bio et vente directe près de Guéret, veaux sous la mère commercialisés dans une coopérative vers Auzances, système naisseur-engraisseur charolais et ovins viande vers Evaux-les-Bains. Le GDAR Combrailles a ensuite accueilli très chaleureusement le groupe breton et leur a présenté les activités des collectifs du territoire : photovoltaïque, GIE Blé d’Evaux, méthanisation…

Les éleveurs bretons sont repartis avec de nombreuses idées : retravailler la technique des prairies (multi-espèces, méteil…), réaliser des projets d’ampleur en commun (cellules de stockage, achats groupés de semences…), aller chaque année à la découverte des systèmes d’autres régions françaises pour s’enrichir et prendre du recul sur les difficultés de leur propre région. Le regard des Creusois sur les façons de faire des Bretons a aussi été positive. Des échanges gagnants/gagnants !


Les viticulteurs de Saint Tropez se forment à l’agro-écologie
FRGeda PACA

Au printemps 2017, Trame a organisé et animé la formation intitulée « L’agro-écologie, quelles perspectives de changement pour mon exploitation viticole ? » pour un groupe de viticulteurs du Var. La formation avait pour objectifs de leur permettre de se situer dans la démarche agro-écologique, d’identifier des changements à apporter sur leur exploitation et de caractériser les impacts de ces changements.

S’interroger sur l’agro-écologie soulève des questions d’ordres multiples : techniques agricoles, liens avec l’environnement, perspectives économiques, implications sur le plan humain (compétences, pilotage de systèmes complexes, lien avec les autres personnes travaillant sur l’exploitation…). De plus, les contenus de toutes ces dimensions sont spécifiques à chaque agriculteur. L’agro-écologie n’est pas un cahier des charges, il n’y a pas de recette toute faite. L’agriculteur doit donc prendre ses décisions en fonction du contexte spécifique de son exploitation et de son environnement. Au cours de la formation, la question du sol, de son fonctionnement et de la bonne prise en compte du sol dans la culture de la vigne est revenue à de nombreuses reprises dans les échanges. Dans la dernière partie de cette formation, les stagiaires ont exprimé le souhait de suivre ensemble une formation sur ce sujet durant l’hiver prochain. Ils ont aussi évoqué des idées d’échanges de pratiques entre eux et de visites chez les uns et chez les autres. La 1ère aura lieu le 30 novembre avec la visite de l’Observatoire Méditerranéen de l'Environnement Rural et de L'eau dans l’Hérault.

Actu du 4 octobre 2017

Bien vivre de son métier
FDGeda du Doubs

Le 14 septembre 2017, une quarantaine d’adhérents du réseau des groupes de développement agricole du Doubs s’est retrouvée pour la journée départementale organisée par la FDGeda autour du thème « Bien vivre de notre métier, actionner les bons leviers ».

Le Geda de Rougement, nouveau groupe de développement créé il y a 3 ans, a accueilli la journée. Benoît Vircondelet, membre du Geda, a présenté son GAEC qui a produit 390000 litres en lait AOP Morbier avec un troupeau de 55 vaches avec 88 ha de surface fourragère. L’exploitation travaille aussi 37 ha de cultures, un atelier de bovins viande. L’éleveur est aussi entrepreneur de travaux. La bonne organisation du travail et des bâtiments fonctionnels permettent aux 3 associés d’assurer le travail, même si la main-d’œuvre reste tendue.

Une étude réalisée en 2015-2016 par la Chambre interdépartementale d’agriculture du Doubs et du Territoire de Belfort sur les coûts de production et les prix de revient de l’atelier lait a ensuite été présentée. Sur un échantillon de 146 fermes dont 56% adhèrent à un groupe de développement agricole, différents critères ont été croisés et comparés entre des systèmes intensifs (+3500 l/ha) aux systèmes extensifs (moins de 2500/ha) ou encore des systèmes en Bio. L’étude fait ressortir qu’il y a, en termes d’approche comptable, peu de différence entre les adhérents des groupes et l’échantillon hors groupes. Cette conclusion est à modérer car l’étude portait sur un seul atelier et non la gestion de l’ensemble de la ferme, l’EBE ou le restant disponible. L’équilibre financier des fermes dépend fortement du prix du lait, qui permet ou non de couvrir les coûts de production. La maîtrise à long terme des charges est cruciale. Des points de vigilance sont à avoir sur les bâtiments, la rémunération du travail, la mécanisation, le coût alimentaire ou les frais d’élevage.

Dans un 2nd atelier, les participants ont situé leur ferme dans un échantillon de 160 exploitations : des coûts de production sur le poste aliments allant de 20€/1000l à 180 €/1000l pour la tranche de production de 3000 à 4000l/ha SFP par exemple.

L’après-midi, un intervenant d’Idèle a rappelé que, dans les grandes tendances d’évolution des exploitations, l’agriculteur qui a fait le point sur ses besoins et qui fait des choix basés sur des objectifs clairs, a plus de chance d’être bien dans son métier quel que soit le système qu’il développe.

Cette journée ouvre des pistes à explorer pour les groupes de développement qui veulent travailler sur la résilience de leur entreprise, sur la stratégie personnelle et professionnelle ou sur les coûts de production intégrés dans une conduite globale de la ferme.

Du théâtre pour mieux communiquer sur l’agriculture
CRDA du Bocage

Des agriculteurs du CRDA constataient des problèmes de communication avec leurs voisins supportant difficilement les odeurs des fermes, des automobilistes mécontents des routes sales lors des ensilages, des vacanciers importunés par le bruit de matériels agricoles… Les membres du CRDA notaient aussi des incompréhensions avec d’autres collègues agriculteurs sur « leurs façons de travailler » : des épandages de fumiers le week-end, des routes pas nettoyées après un chantier d’ensilage, des pulvérisations de produits phytosanitaires à proximité immédiate de maisons… Face à ce manque de communication constatée et mal vécue, le CRDA du Bocage a proposé aux agriculteurs une formation de 6 jours pour acquérir des savoir-faire, des méthodes pour mieux communiquer avec différents publics (habitants, élus locaux, journalistes, autres agriculteurs…). Suite à cette formation, un travail d’information a été engagé auprès de médias pour développer une image positive et dynamique de l’agriculture. Et en juin 2017, le CRDA a organisé, avec d’autres organisations agricoles, une soirée de théâtre à la ferme pour communiquer avec les voisins, les touristes sur leur métier.

Actu du 19 septembre

Santé du troupeau : échanger pour progresser
FRGeda Bretagne

De l’aromathérapie à une réflexion plus globale sur les sols et l’alimentation en passant par le développement d’un logiciel de suivi, les éleveurs bretons ne manquent pas d’idées.

Fin juin, 40 éleveurs et une dizaine d’animateurs de groupes ont échangé sur les médecines alternatives et la santé du troupeau. Organisée par la FRGeda Bretagne et l’Adage 35-Civam, en partenariat avec Trame, la DRAAF, le Conseil régional et la Chambre d’agriculture de Bretagne, cette journée a  été dédiée à l’échange entre éleveurs formés à ces nouvelles approches.  Pour les deux éleveuses responsables, Françoise Sourdin (Geda 35) et  Marie Edith Macé (Adage 35), cette journée a permis de « connaître d’autres agriculteurs, de trouver des astuces et des idées et surtout repartir avec le plein d’énergie».

4 groupes  ont répondu aux questions des éleveurs présents : l’AEP et GIEE du Geda du canton de Saint Aubin d’Aubigné sur « Le lait au féminin : la   santé   du   troupeau   par   les médecines  alternatives  sur  le  canton  de  Saint  Aubin d’Aubigné » ; l’AEP et GIEE Geda 35 sur « Augmenter  l’immunité  des  vaches  laitières : revenir au bon sens paysan pour un troupeau en bonne santé » ; l’AEP Adage35 sur « Les Huiles essentielles pour réduire les antibiotiques » et l’AEP BCEL Ouest sur « Diminuer l’usage des antibiotiques par une approche préventive ». Les échanges se sont poursuivis par du partage d’expériences autour de 6 ateliers thématiques: mesurer ses résultats, trouver des ressources, pathologies chez les adultes, pathologies chez les jeunes, solutions par la prévention et partager ses expériences.

L’après-midi, Philippe Riaux, éleveur membre de l’Adage, a accueilli sur son exploitation le groupe pour témoigner de son expérience : « Au départ nous voulions des recettes, alors qu’il faut comprendre la démarche et observer la vache». Il a rappelé la nécessité de la formation et l’importance de l’échange en collectif dans ce type de démarche : « Tout seul on va plus vite mais en groupe on va plus loin ».

Des groupes d’échanges sur les médecines complémentaires
VivAgri.Sarthe

Depuis 2013, les adhérents des GDA sarthois ont suivi des formations techniques sur les médecines complémentaires et gagné en expérience. Ils participent désormais à des groupes d’échanges de pratiques entre éleveurs.

Une cinquantaine d’éleveurs s’est formée aux médecines complémentaires. Souvent les éleveurs ont commencé par la mise en pratique de l’aromathérapie ou de la phytothérapie, car les diagnostics et gestes associés à l’utilisation des plantes sont proches des médecines conventionnelles. Ensuite, ils ont complété leur bagage par l’homéopathie et/ou l’acupuncture.

Chaque éleveur avance à son rythme : certains se lancent le lendemain de la formation, d’autres attendent plus longtemps pour passer le cap. Mais les adhérents des GDA ont vite relevé des difficultés à mettre en place ces pratiques au quotidien sur leurs élevages. Une des difficultés étant d’obtenir le matériel ou les produits, des commandes groupées ont été mises en place. Autre difficulté : choisir le bon traitement. Un an après les formations, des journées de perfectionnement ont été organisées avec les intervenants pour faire le point. Enfin, les éleveurs se retrouvent entre eux, une ou deux fois par an, pour partager leurs réussites, leurs astuces et leurs difficultés.

 

 

Découvrez d'autres actualités du réseau Geda en cliquant sur "Lire la suite"

Dernière modification le 13-12-2017 par Fabienne AUDOUARD.
Cette page a été consultée : 4572 fois.

Lettre d'information
Recherche
Les médias sociaux de Trame

Découvrez la nouvelle page Facebook de Trame


Trame et son réseau social
Cliquez sur l'image

Trame et sa chaîne Youtube
Cliquez sur le logo Trame pour la découvrir

 
Brèves Trame